Alors qu’Intel abandonne l’idée de construire un casque de réalité virtuelle autonome faute de public, Jean-Yves Lapasset, directeur business analyst de SEGA Europe, lui, n’y croit tout simplement plus (Le Monde). Matériel trop cher et encombrant, contenu insuffisant…. La réalité virtuelle “de salon” peine à trouver son public. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, cette problématique permet à un nouveau business de voir le jour : les salles d’arcades en réalité virtuelle.

 

Un sentiment de déjà vu

Quand certains gardent leur optimisme, d’autres pensent la réalité virtuelle est définitivement un échec, et une troisième catégorie affirment que c’est en fait un marché à croissance lente. Cela n’est pas sans rappeler les débuts… des consoles de jeux vidéos.

Souvenez-vous. Les premiers jeux vidéos ont été démocratisés par les bornes d’arcades autour des années 1970. Les consoles de salon, quant à elles, n’ont réussi à séduire le grand public que 20 ans et quelques échecs après. Aujourd’hui, elles trônent dans pratiquement tous les foyers et comptent bien y rester. La réalité virtuelle suivrait donc ce même schéma ?

Elle semble en tout cas, en suivre les traces. Alors que la RV peine à s’introduire dans les foyers et n’arrive pas à trouver son public, certains ont trouvé la solution : lui créer un foyer. C’est ainsi que les salles d’arcades sont en train de devenir les “the places to be” car elles permettent d’accéder à des jeux inédits à des tarifs accessibles.

 

Le nouvel Eldorado ?

Les salles d’arcades nouvelle génération semblent fleurir partout dans le monde. Ces dernières surfent sur la tendance du rétrogaming et de sa nostalgie, tout en séduisant le grand public par un côté très novateur et inédit. Elles ont donc tout pour plaire et se distinguent aussi par leur modèle économique adaptable : certaines salles optent pour la tarification à la minute et à l’heure, quand d’autres préfèrent faire payer la session ou privatiser un espace. Elles sont ainsi accessibles à tous, gamers ou novices, familles ou entreprises.

 

Les limites

A chaque business son lot de difficultés. Les salles de RV aussi séduisantes soient-elles, nécessitent quelques aménagements assez onéreux. SmartVR a réalisé une étude sur plus de 200 salles qui révèle les secrets du succès d’un projet de cette envergure et notamment, de ses besoins matériels et financiers.

Les résultats montrent que 91.7% des salles utilisent le HTC Vive, le casque le plus développé et entre autres le plus coûteux. A cela s’ajoute ensuite les accessoires qui permettent de se démarquer de la concurrence : les tapis VR pour améliorer les déplacements en toute sécurité, les simulateurs de vol ou de conduite, les contrôleurs en forme d’objets (armes pour la plupart), ou encore des combinaisons à la pointe de la technologie pour reproduire des sensations plus vraies que nature.

Contrairement aux salles d’arcades classiques, les salles de RV nécessitent aussi un espace important par joueur, soit de 3x4m minimum. Ainsi, les locaux des salles étudiées vont de 50m² pour les plus petites, à plus de 200m² pour celles qui s’apparentent plus à des parcs d’attractions.

 

 

Les salles d’arcades nouvelle génération n’ont donc, plus grand chose à voir avec leurs ancêtres. A la pointe de la technologie, elles doivent constamment proposer des expériences toujours plus “vivantes”. Et ce, pour notre plus grand plaisir. Elles représentent donc une véritable opportunité pour le marché de la RV de se développer et de se démocratiser mais monter un tel business n’est pas à la portée du premier venu.
On vous rassure tout de même, on en trouve déjà un peu partout.

 

Justement, où trouver une salle de VR en France ?

  • MK2 Paris : 100 m² de suface pour 12 postes de jeux, à 24€ l’heure.
  • VR Portal Strasbourg : 19€ l’heure, tarifs étudiants.
  • SRV Saint Malo : 6 postes, possibilité de privatiser les locaux, 35€ l’heure.
  • Virtual Game Rennes : 18€ les 40 minutes.
  • ERVR Montpellier : 35€ l’heure, tarifs de groupes.
  • Game Over Nice : 6 postes avec plateformes de mouvements, 20 à 25€ l’heure.
http://digitalinmed.fr/wp-content/uploads/2017/10/virtual-reality-1802469_1920-1024x768.jpghttp://digitalinmed.fr/wp-content/uploads/2017/10/virtual-reality-1802469_1920-150x150.jpgMarionTech'French Tech,innovation,réalité virtuelleAlors qu’Intel abandonne l’idée de construire un casque de réalité virtuelle autonome faute de public, Jean-Yves Lapasset, directeur business analyst de SEGA Europe, lui, n’y croit tout simplement plus (Le Monde). Matériel trop cher et encombrant, contenu insuffisant.... La réalité virtuelle “de salon” peine à trouver son public. Le...Le e-magazine communautaire digital et tech de la Méditerranée !